la vérité commence là où je suis vrai, en position vrai. c’est toujours bon à savoir
un ami me transperce la joue avec une aiguille à tricoter – est-ce encore un ami, vraiment ?
j’appelle les pompiers les pompiers ne viennent pas. j’appelle à tout hasard le hasard ne répond pas
faut se lever quand même
il y a toujours quelqu’un, chez moi, qui me rend quoi ?
je ne me souviens pas avoir jamais été amoureux. on me rendrait mes dents c’est tout
claquant au vent
je rentre chez moi je tombe sur le la première venu e, me tend les clefs me dit tu te souviens de moi ?
non
j’ai déambulé au hasard, j’ai même fait demi-tour. un chat crevé dans les poubelles
je passe ma main dans tes cheveux tu n’as plus de cheveux – les as rasés ou la chimio ?
j’appréhende. j’appréhende quelque chose mon tour viendra et pourtant non, mon tour ne viendra pas
il est déjà passé
derrière les statistiques de mortalité infantile je me réveille un peu
tourne la tête à gauche, tourne la tête à droite, je me réveille un peu
on croirait que je tiens une bête mais non, j’ouvre à peine les yeux
vraiment. les yeux. à peine
quiconque passe parmi moi aura une baffe. un gros coup de talon. un suçon
je m’allonge quelque part tombe le vent. de tout mon long crève la séance
dieu ressuscite là-bas ça ne me regarde pas. il fait jour tout à coup progressivement il fait jour ça ne me regarde pas
ou si ça me regarde, moi je ne le regarde pas. je me tourne de l’autre côté

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