dieu m’apprendras-tu
à respirer sous l’eau, à faire pipi debout ? dieu m’aideras-tu
à effacer tout cela, à disparaître, à ne jamais oh grand jamais
avoir même existé ? dieu je t’en supplie, rappelle-moi qui je fus
les gens ne m’aiment pas
d’instinct ils sentent que je ne suis pas du quartier, pas des leurs, que je ne leur
pardonne pas, que je
ne trouverai femme parmi leurs filles à leur grand soulagement, et puis j’ai recherché
des gouttes sous la pluie je crois je vais
finir ma vie comme ça
il y a peut-être une vérité mais ça ne me concerne pas
il y a peut-être une vérité je n’en veux rien savoir
il y a peut-être une vérité je refuse d’y prendre part il y a peut-être
un peigne resté coincé dans ta tignasse je veux bien essayer comme au mikado de te
le retirer sans te faire mal
et si j’étais mort, je ne me présenterais pas ainsi, tel qu’à présent
je me saperais un minimum, je veux dire je m’habillerais cool je t’appellerais
par ton p’tit nom, parce qu’étonnement je me souviendrais
de ton p’tit nom. je ressemblerais enfin à quelqu’un genre à celui qui se souvient
au moins de ton p’tit nom
fidèle au point d’un rendez-vous jamais donné ni pris, j’arrange ma robe
je plie je déplie, je replie bref, j’arrange ma robe
il ne faudrait pas que se lève le vent il ne faudrait pas que retombe le vent, au point d’un rendez-vous jamais donné ni pris j’attendrai là
qu’un autre passe et prenne ma place

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