pause pipi

  tout mon corps est abîmé, tout
  et perclus d’abandon, de maigres nattes pendouillant de chaque côté
  tant qu’on a froid on peut se dire un homme n’est-ce pas, se réchauffant à l’idée de cette idée au moins tout en
  se serrant davantage contre soi

  j’ai trouvé une boîte en fer et je me suis enfermé dans cette boîte en fer
  l’humidité ambiante et la poussière de fer pourvoiront à ma quasi immortalité, je n’en doute pas, ventre mou du cloporte
  il eut fallu ne pas être là, ailleurs ni nulle part

  ton chat m’a mordu la langue, j’ai du crever
  ton chat, doigter la mère michèle aussi profond que le doigt était long
  un jour il y aura un grand écran et ce grand écran s’appellera l’océan
  tout simplement
  ce jour n’est pas venu, je le crains

  des bouts de langues, pincées par ci par là. sucées, raclées, roulées
  être devenu l’être que l’on est à force de creux dans les bras, de trous dans les bas, de colon gelé
  et la braguette béante – n’oublions pas de
  remonter notre braguette

  j’ignore si toutes ces heures passées à caresser la bête compteront comme points bonus face à dieu mais je garde la rage folle
  de vivre encore un peu, de souhaiter la bienvenue à autre part que moi, de faire du trampoline
  à l’endroit précisément
  où y a pas d’trampoline

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