un jour ballon. l’autre moitié roule-boulant dans l’infini. intrinsèquement, je borde.
quelqu’un ne me reconnaît pas je le salue d’un geste rare cela ne donne rien, tandis que cela
obstinément ne donne rien
je me suis mis à courir or courir ne sert à rien, là où simultanément cesse le temps
et commence l’espace.
je parle de la mer comme on parle d’une morte et de ces pulsions érotiques qui par vagues
nous livrent nus à elle
et à nulle autre qu’elle
il y a un nihiliste en dieu, intégral forcené, fainéant en substance. je lui procure un cheval.
on a parcouru du chemin ensemble moi et moi et lorsque tombe l’un, qui distinguera l’autre du néant ?
doigts entortillés dans leurs poches en berne, me reste un vague à l’âme, une nausée montante
trois fois la courte échelle n’en feront pas de longue.
elle m’offre de très vieux bonbons dans leur bleu excentrique, je mange l’un d’entre eux aurais-je donc perdu tout sens
de la reconnaissance ?
venir de nulle part, fixant l’infini d’un doux regard de pomme tombée…
et se sentait comme outragé par l’immensité des lits.
elle lui parlait de l’œil, de la terre jaunie, d’un homme qui n’aurait jamais du naître – mais qui reconnaît son devoir ?
« il est mes yeux pour ce que je ne puis voir
il est mes oreilles pour ce que je ne puis entendre
il vit d’une douceur éteinte,
d’un presque-mort en grès ».
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