neurone tranquille, épais brouillard

  je ne rigole pas, j'essaie de supplier
rien ne vient. le moteur tourne à froid
je ne sais plus comment te dire adieu - il eut fallu sans doute
partie à temps, ou du moins
cracher dans l'gant



non, je ne bâille pas - j'attends seulement qu'il
ne se passe rien, ou un peu moins disons
que pas grand chose
je pose mon verre il se met à bruiner
à bruiner par milliers, à bruiner de caresses



messe basse et trou d'l'anus
mon avenir s'étiole, je remonte la couverture
peut-être si on devine dans quelle main "ça" se trouve on crèvera pas tout d'suite
on jouera aux indiens, peut-être même
qu'on sauvera sa peau



immense
et depuis lors elle tombe, elle tombe
s'écorche les genoux - ça arrive
perdre les dents lors d'un baiser de souche, ça arrive aussi, quelquefois
et même lors de pas de baiser du tout
ravale sa langue



d'un préjugé l'autopsie. plus bas que moi dieu ressuscite
hors pâques hors sol, hors tout ce que tu voudras, il se relève d'entre ma mort
alors on reste là, ne sachant trop quoi faire, machinalement se
grattant le zizi

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