l’infâme et sa valise

  apparemment là c'est vivant, alors qu'on meurt dedans
dehors poussent les ailes. au-dedans sans un cri tombent les ailes
morflent, s'agenouillent, et se rasent le gland
dehors disais-je poussent les ailes, deux ailes au bord d'une hirondelle
quand l'autre me traverse



chez moi n'est pas chez moi. l'air y fétide
à quel point faudra t-il humilier dieu pour qu'il daigne enfin se relever ? on ne ressent plus la douleur
trop de douleur absorbe la douleur
mort au monde. mort à soi. mort à dieu.
mort sans combat



si on l'dit c'est qu'on est encore vivant, faut pas se plaindre
tous les missiles du monde se sont abattus sur moi. je me suis levé de mon banc
on se remariera bientôt tu m'entends ? on se remariera
bientôt



il y a une mort après la mort, appelons-la marie
ou d'un tout autre nom, peu importe
entre l'éternel et moi que dire ? et que se dire ?
on s'embrasse comme ça, des fois sur la bouche
autrefois sur le trou



je ne veux plus savoir, je ne veux plus vouloir. je ne veux plus qu'éclose ce qui doit éclore
on se tiendra sur le qui-vive. peut-être même, sait-on jamais
que nos regards se croiseront sur le miroir
et alors quoi

Published by


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *