frotte la besace

  je voudrais être l'homme auquel
tu ne donnes rien à boire. c'est comme ça tout le temps :
tu te retournes et y a personne. alors que toi aussi réponds absente quand
qui que ce soit se retourne, sans crier gare



des bouches à travers chaque trou, on ne s'en lasse pas.
je me regarde travailler. travailler à ne rien faire.
assume un ch'val, assume enfin
une journée de ta vie claire



penser qu'on s'en sortira comme ça. au pire comme ci. penser
raccommode les trous. les trous vibrant d'eux-mêmes.
c'est la déchute. tout l'monde à terre, c'est la déchute



soluble dans l'insignifiance, je me regarde les doigts d'pieds. je me regarde les trous d'nez.
on meurt à n'importe quoi. n'importe quoi c'est soi, tel qu'il se décrit
je m'apprête à t'aimer, n'importe qui c'est soi



caresse une borne. et puis dans l'autre sens.
si j'étais mort je te dirais quelque chose - une connerie genre... enfin tu vois.
jouir de travers ne nous aura pas grandi. jouir de travers...
et si seulement



et si seulement t'étais morte à ma place, je te
caresserais les cheveux, je te masserais le crâne
- on s'envole on s'envole, mais dans l'infini tout s'envole

Published by


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *