plante un drapeau sur une planète morte: la mort ne bouge pas
au pire, elle change de trottoir,
d'animal totem
des tréfonds du miroir un homme
se dirige vers moi.
où que j'aille je me perds de vue, je me perds
à perte de vue
il a bu
c'est l'heure rose après tout. il fait semblant de tourner
sur une ligne irrévocablement droite
quelqu'un a pied. plus loin, quelqu'un perd pied
c'est tout ce que l'on sait de lui c'est tout
ce qu'il y a a savoir, de lui ou d'un autre
la nuit s'empêtre dans les couleurs: je n'ai rien à te dire
le trou reste à gravir
de dieu à dieu le trou béant. quelque chose
m'écorche la joue - la ronce d'un ongle, une quelconque cicatrice
une absence majeure...
elle me respire, elle me respire enfin
écarte bien les dents. laisse passer l'ombre
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