et puis quoi, et puis le nombre, et puis la vie sur terre
mon chien est le chien d’une autre planète, d’une autre galaxie, je ne sais toujours ni
comment ni pourquoi je m’appelle
il ne fait pas chaud, il fait juste un
jour en dieu, une éclaircie dans le néant, et sur les plaques tombales remuent les ombres
– t’es mort ou t’es pas mort ? bon et après, après t’es mort ou quoi ?
il y a si peu d’amour qu’il y a si peu d’amour, d’où l’expansion des sables
outre que précis me refuse, mes coordonnées je les ai bien cédées, qui s’éventent avec le temps
suis-je donc celui-moi ou bien l’homme d’à côté, l’homme de l’autre côté ?
quand ne reste que dieu et que rien égale rien, personne pour me gratter le dos
je ne chante pas – d’ailleurs nul ne chante sur cette fréquence rare
certains prennent l’habitude et d’autres pas, mourir vraiment ne ressemble t-à rien
et je ne suis plus seul, et je ne suis plus un, d’avoir confondu l’arrivée d’avec le départ
on les crucifie sans clous, les gens de ce genre-là
on les crucifie même sans bras, sans croix par devers soi
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