je vends du vent, je suis content

  j’aurais bien voulu
  mourir avec toi mais bon…
  tant pis
  arrachée, la corne sur le nez
  l’acné du cœur
  on n’est pas mort pour rien quand même hein dis-moi
  qu’on n’est pas mort
  pour rien

 

  de nuit en nuit
  et ça s’aggrave
  ça s’aggrave avec le temps
  avec les dent dans les gencives, ça n’a
  pas besoin de saigner vraiment
  simplement on s’allonge et ça meurt
  avec le temps ça meurt



  je n’arrivais pas
  à me sentir oiseau totalement
  cage me suffisait
  amplement
  même vide
  de préférence vide
  avec des barreaux tout autour et la porte
  désespérément
  ouverte



  qui se plie ? qui s’ennuie ?
  qui distord le sens à ce poisson-là ?
  je m’embrouille. un faire-part entre les lèvres
  à défaut de baiser
  de baiser bestiole nue



  d’entre les morts, furtivement
  se relevant parfois
  sinon se rendormant
  toujours un pas en trop, une porte à ses trousses
  je caresse la mer un brochet me harponne, je touche les couilles du ciel :
  il pleut, comme d’habitude…

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