la nuit s’en va. et plus la nuit s’en va

  je parle à mon amie. tutoie-moi à
  divers endroits, ne me mêle pas à tes
  sulfureuses tumescences



  quand ça déborde, et que malgré tout ça déborde. que rien n’arrête
  la mort en mode tremplin
  ou trampoline



  il plaint la lumière, il se
  couvre d’opprobre. il ajoute une vue à ce
  qui n’a pas prise, semble-t-il



  une fois la mort la mort paisible
  du lundi au lundi. passe ou repasse
  comme ça t’arrange en fait



  on se parle tout seul
  depuis toujours on se parle tout seul. la bouche
  effroyablement vide



  on fait comme si de rien du tout. comme si de haut en bas
  de haut-lieu tout en bas
  bref on n’en finit pas



  il reste un branche en terre. je t’envoie des messages
  la bouche large ouverte
  et chiffrée. un trou au fond d’un trou



  penché sur sa douleur. on lui demande l’heure, il se contente
  perché sur sa douleur, de jouir entre deux gouttes

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