la nuit se lève bientôt, c’est par le bout qu’on fixe
la chèvre de M. Seguin sur notre barbecue, on a bien ri avec cette histoire
après, t’enlèves ton masque, mais pas sûr qu’on te reconnaisse…
changer ses pneus ne tiendra pas la route
en fait, rien ne retiendra rien si ne ce n’est le souvenir, vraisemblablement fictif, d’un homme en jupon frais
remplacer jupon frais par mort, homme par algue
algue par femme pourquoi pas
la mort par étranger
sous le hangar des ancêtres – tu manques de bois sec
je m’arrête à chaque trou, j’interroge une source, la source fait plouf
l’amour, plouf plouf
on se parle entre nous, on se dit des trucs. certes on se fatigue vite
est-ce la vanité qui libère, la reconnaissance de celle-ci, ou la vanité à partir du moment où elle se reconnaît comme telle ?
j’en sais rien. j’ai fait un trou dans la terre en y enfonçant le doigt
le doigt comme un ver, l’anus comme un trou
le temps est au désarroi
il fait si froid chez toi. il n’y a plus d’eau potable
on ne peut rien contre la pluie je veux dire, on ne peut l’empêcher de tomber
alors on la regarde, tomber
ça ne nous rappelle rien
et c’est ce qui nous fait du bien
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