le seuil critique. l’amant bâtard

  ce qu’il faut dire. ce qu’il faut dire pour que tu me croies, pour que tu me couches. quel rêve sacrifier.

  il va se coucher. il pense qu’il va se coucher, alors qu’il ne fait que creuser. creuser comme un barge. comme on introduit du vide dans le plein.

  une pluie me réveille tous les dix ans, il faut quelqu’un pour s’allonger dessus. c’est en s’allongeant dessus qu’on pense vraiment ressusciter.

  il ne sait pas de quel côté pouvoir décline. et quand tu me regardes avec ces yeux-là je sens qu’un mort suscite en moi. et se répond.

  toute la tendresse nous rassemble en cet instant décrépi. d’abord je rêve, après tu coupes. ce qui dépasse, tu le rases. ce qui repousse, le trépane.

  juin juillet août. c’est comme ça qu’on réfléchit maintenant. juin juillet août. la mort. je te lèche avec les dents.

Published by


Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *