quelqu’un

  plus la lune s’aperçoit, et s’aperçoit de moi
  or qui suis-je pour mourir avant moi, avant que moi-même ne meure ?

  on va pouvoir se dire bonjour. on va pouvoir se dire adieu. et triste éternité
  on va pouvoir se marcher dans les ch’veux l’un de l’autre, s’emmêler les barettes

  je n’ai plus de raison de dire vous. je n’ai plus de raison de dire je. ni d’invoquer. donc je brûle ton sapin
  autrement dit, je te crame le sapin

  le sol est à hauteur de plante, à peine de cheville, tout juste de genou
  je pisse sur le sol, le sol ne pousse pas

  il n’y a aucune raison d’être et en cela consiste la seule raison d’être, tant l’être ne finit pas, et crie par-dessus la barrière : assez, assez – recule, marée !

  un chien est juste ce qui se présenta à moi quand je lâchai la laisse

  on croirait qu’on s’embrasse bien qu’on ne s’embrasse pas. des lèvres écrasent des lèvres des lèvres
  ne savent pas dire non

  un chien pour tout rempart je te l’avais bien dit
  que ça durerait pas longtemps ou en tout cas, pas si longtemps que ça

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