le ventre est mou le ventre est dru, qu’allons-nous chier du ventre
entre l’espoir et le désespoir d’un amour infini, là gît mon infini
non, je ne suis pas celui que je suis mais bien plus, tout à la fois bien moins
ton mouchoir blanc, torche-toi avec – la paix viendra d’en-bas, la paix remontera par les pieds, coulera des gencives
quand on meurt on ne fait pas semblant, c’est la mort
qui tout ce temps fait donc semblant qu’on soit vivant
ta guerre est forcément la mienne – je ne prends plus la peine de lever les mains, plus la peine de m’agenouiller
plus la peine de mourir
ne m’a pas trahi le seul qui m’ait absolument menti. peut-être bien qu’il avait les dents jaunes
je n’ai rien partagé d’autre que l’inaudibilité d’être soi. tu ne sauras jamais à quel point m’écœure l’odeur des lilas
dieu est le père du néant. chaque jour j’en lèche la plaie, chaque jour j’en r’crache un clou
chaque jour j’lui r’liche un pied, chaque jour j’lui r’crache une dent, dieu mécréant

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