pleurer sur tout c’qui tombe

  sous ma vie la vie morte. pluss une tranche de pain d’épice
  attila rutilant ou averse locale, j’étire mon visage ou ça flanche, je le mets à chambrer
  mon visage tente de faire l’amour à ton visage, je veux dire à son propre visage, d’abord il commence par tirer la langue
  d’abord il commence… bon… par lui tirer la langue

  vitre-boomerang, je le dis comme je le pense
  un loup en moi n’a pas encore hurlé. c’est pas qu’il se retient c’est que ça ne sort pas – du coup le hurlement lui déchire tout l’intérieur
  l’avait qu’à être sage
  l’avait qu’à manger le p’tit cochon, le rouge-gorge ou cendrillon
  l’avait qu’à pisser partout aux quatre coins cardinaux
  l’avait qu’à dégueuler sa queue, une bonne fois pour toutes

  pichenette, mon monde c’est pichenette, ainsi donc tout s’effondre, mais à l’ultra-ralenti
  ou carrément à l’immobile
  je suis fier d’être un carrément à l’immobile, pour l’occasion j’ai arrêté de me raser
  je ne me représente plus
  j’ai misé et déposé toute ma mort sur le dos d’un christ harassé et je me suis barré
  barré cassé
  foulé au pied

  il n’y a pas de neige par ici
  pas de neige en cette saison
  ni ici ni en cette saison, même si ça arrive de temps en temps, de temps en temps même si rarement
  en d’autre saison, et un peu plus loin
  oui, en d’autre saison et un peu plus loin, il neige certainement
  même si rarement, ceci dit

  c’est la dernière fois que j’écoute ma chanson
  les autres fois aussi c’était la dernière fois que j’écoutais ma chanson mais cette fois-ci
  est bien la dernière des dernières fois que j’écoute ma chanson
  pour la simple et mauvaise raison que désormais je n’entendrai plus rien
  j’écouterai toujours certes, mais je n’entendrai plus rien
  ma chanson sera définitivement devenus muette, sans rime ni raison
  j’ai dit sans rime
  ni raison

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