bon, vaut-il mieux s’abîmer ?
d’exception en putréfaction, l’état des lieux ?
mourir ne fait plus un combat
mourir fait qu’il n’y a plus rien à perdre, que le faux se désolidarise de l’espoir
de l’espoir creux, de l’espoir dur, de celui sans objet finissant par faire corps au réel ou à
ce qui éventuellement ferait suite au réel
la transparence se passe de sens
elle caresse la joue, ou lèche une paupière de sa langue buissonnière
et moi en attendant qui me touche la queue
je me touche la queue comme si elle n’existait pas, singe mécanique
loup chromatique
il y a bien un homme et j’ai de la peine à le voir ainsi, du fil à le retordre
on ne s’amuse pas. on ne s’amuse à rien
pas même à ça, rien
tu me tiens par la bichette oh ma bichette, ne t’excuse de rien
toute façon c’est pas ton genre
je ne t’accuse de rien. bien que tous coupables au fond, même si de rien en particulier – coupables par principe
venant de nulle part, les choses rebondissent pour y retourner décidément
rebondissent sur la simple conscience, ou l’effort de se rendre présent à sa propre absence
elle ne devance rien
moi non plus d’ailleurs, je ne devance rien
et tout ce qui fait que je ne lui suis pas plus assimilable qu’elle ne me l’est s’effraie et se disperse comme un banc de moineaux à la détonation
on finit par ressembler à ce qu’exactement nous ne sommes pas – ainsi débute la transparence

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