elle panse un nénuphar, tout froissé dans le slip
la vente du grand pigeon gris n’aura pas suffi à éponger ses dettes
sur le chemin du retour, le sens unique était en sens interdit
je lui découvre deux grains de beauté sur le visage, et le visage s’ouvre
on dirait le miroir soudainement pris d’une crampe
je vais pour lui caresser le visage et n’en retire que carpes, métacarpes, arêtes d’un désir avorté
la fille d’un beau salopard sait faire le grand écart
si je n’accomplis rien, je ne suis rien. je tente ma dernière chance de n’être rien
je m’en vais mourir trois pas plus loin – qu’elle me recouvre d’une pincée de sable, d’une
sous sa jupe nappe phréatique
les traces de ma faim sur le dos de ma voisine – j’y laissais et les dents et la salive
ne pleure pas, ne pleure pas pourtant, et la salive
s’il faut une échelle on y grimpera, s’il faut une pente on la dévalera
discontinuons
bien calé sur une chaise vide, disons que je prêche l’attente
les cordes du violon ont pété l’une après l’autre, pas d’embrouille s’il te plaît
s’il te plaît supporte-moi encore le temps de jouir, le temps de rentrer la chaise à l’abri
d’une pluie tout aussi vide
Laisser un commentaire