allez vas-y, chante-nous une chanson

  la fraternité s’invente à chaque sourire de la main, or ma gueule reste de bois, fumée sans feu d’un jour natif
  l’entaille profonde, jouissant encore du vivre-hors, dans l’allée toute semblable aux arbres proches, allez balaie, balaie le vent, rougeoie la cendre
  et autres mythes sans substance…

  .

  tu ne m’as pas montré du doigt les ongles rouges
  du sang d’un autre
  ou de nulle part, la vérité déclinant toute responsabilité en ce qui nous concerne, nous, la nudité récriée, la jambe repliée
  – mourir rendu vain par la mort bête
  et révolue

  .

  à force de masques empilés les uns sur les autres, ajustant ce kaléidoscope à la forme plausible d’un visage, peut-être finirai-je par me ressembler un peu…
  l’inutilité de la parole fera le reste

allez vas-y, chante-nous un chanson

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