arbre de dos

  chercher ce qui n’existe pas creuse le vide du temps – cet abri de fortune conviendra pour la nuit
  le jour j’eus la flemme de reprendre la route, la route filerait sans moi
  un homme ne peut aimer qu’une souillure – le respect le restreint à lui-même
  il faut mourir oui mais ailleurs, là, tout au fond : dans l’œil rond

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  la toute-libératrice, la traînée, la marie sur les toits
  réduit dieu en poussière, broie l’univers entre ses cuisses sourdes, paniquées, pardonnantes
  j’aime une misère parce qu’une misère ne ment pas, parce que l’éternité n’attend pas
  le cri d’un nourrisson – sommes-nous si loin du cri d’un nourrisson?

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  abattre un homme semble (relativement) facile – le ressusciter requiert d’autres talents
  accoucher d’un enfant s’avère périlleux, particulièrement douloureux, comme faire l’amour à un mort
  depuis l’origine des temps j’ai désiré te caresser la joue – juste cela
  me croiras-tu, ou me réduiras-tu à n’être qu’une ordure sur le chemin d’un vain retour?

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  l’orage éclate sec
  pas de pluie, la pluie s’est fini
  l’homme le plus malheureux du monde, l’homme le plus abandonné du monde, à un certain taux d’alcool dans le sang
  se met à chanter
  – à chanter, je te dis…
 

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