enfant bercé au sein de dieu je n’ai plus peur, plus peur enfin, sans réserve me confiant
à la paix du nombre un
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la corde brisée, fais-la vibrer une fois encore
la corde brisée, bois-en la dernière cuvée…
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si le sol est si blanc, neige carbonisée, et si ternes les cieux, queue de grive, soupir d’adieu…
– que s’ouvre en nous, que s’ouvre
tout ce qu’il y eut de fermé
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âme vagabonde, âme lève-toi: c’est si beau de glisser sur le néant, de briser l’illusion d’un mur sans substance, et sans espoir s’ébattre dans une éternité perpétuellement renaissante…
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qui le jour caressait la queue du loup
la nuit en connaîtra le plus profond baiser
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je voudrais ne pas oublier les jours de pluie, ni les jours de misère
je me baigne dans le regard clair et éteint du plus simple néant
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le jour s’éveille en moi. l’infini s’ouvre en moi. qu’importe qu’il me déchire, qu’il me punaise sur la page d’un temps figé – à cet instant tout est prière…
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