dieu n’est pas un homme mort c’est l’homme
qui est un dieu mort – erreur!
dieu est un homme mort, c’est l’homme
qui va sans s’en apercevoir…
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comment s’embrasser sans qu’on nous voie (quel intérêt en effet de le faire sans se cacher?)
ça fait dix ans que je moisis ici, à l’ombre des murailles – j’en ai marre maintenant
je ne veux pas aller autre part, je ne demande pas qu’ici change de place, je désire juste
égorger un mouton
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il m’arrivait d’écrire quelque beau poème autrefois
mais ça n’a jamais atteint la cheville de la fiancée qu’on encule dans la neige heureusement
heureusement qu’à cet instant-là elle regardait ailleurs…
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je rigolais bien entendu quand je parlais de l’orgasme que m’inspirait l’idée d’une balle me traversant la tête
alors que reste toujours fondé l’espoir d’un cancer, subventionné par la sécu
– faudrait juste pouvoir continuer à se raconter
de fausses histoires d’amour…
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essaie de me dire quelque chose, tout doucement ou à voix basse, dis-le moi donc tout bas
je jure je le répéterai à personne – d’ailleurs tu vois bien: il n’y a personne
dis-le moi je t’en prie, avant que je ne l’invente…

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