dans tout l’enfer des hommes qui crient, voilà ça y est, t’es morte

  je suis mort l’année dernière et pas seulement. l’âme de l’homme dit tiens, allons faire un tour et puis voilà. ces tas d’ossements, de maladies contagieuses, d’agacements quotidiens. je t’embrasse sur la gauche tu me tends la droite et après je saute, je m’en fous je saute – paix à mon âme!

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  on n’avait pas le temps. de mourir ou de finir son verre, on n’avait pas le temps. on se reniflait en cachette, à la sauvette et ça nous faisait pouffer mais putain d’chiotte on n’avait pas le temps, de mourir ou même de
  se sentir à l’aise.

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  tu n’es plus la psychopompe, la marie sur les toits ni la camarade qui me ferait bander. tu n’es pas l’alter-égo, l’objet de quelque fantasme non plus. tu m’inhumes, je t’inhume. tu me pleures, je te pleure. on se fait mal et on n’arrive encore, encore malgré tout ça,
  à rêver l’un de l’autre…

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  demain je ne te regarderai pas. je cacherai mon visage dans mes mains et je ne t’aimerai pas. tu ne m’aimeras pas non plus, mais moi je ferai semblant, je ferai semblant de tout parce que je suis l’homme qui fait semblant
  – tandis que toi tu existeras…

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  la mer est une mer morte
  maintenant on s’entend
  on se parle à l’oreille
  maintenant tu me dis
  tu me dis rien
  je ne suis pas mort
  je suis le caveau
  d’un homme mort

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