ce que je proférai de mon vivant relevait pour ainsi dire du discours météorologique – le temps qu’il fait etc etc…
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je n’aurai pas de dernière pensée. les dernières pensées n’existent pas. c’est comme en rêve: le temps n’y est pas linéaire
à moins que quelques pensées, si anodines soient-elles, ne débordent sur la mort…
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j’ai marché sur l’eau. un peu au-dessus même, pour ne pas me mouiller les pieds et prendre froid. fermer les yeux en ouvre d’autres – on ne se débarrasse pas de la vision…
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je suis toujours étonné de croiser des gens gentils, des gens que la vie n’angoisse pas, qui simplement oublient de se poser la question. ça me semble aussi étrange que d’avancer sur un terrain qui ne serait pas miné, où des gamins joueraient banalement au foot, et marqueraient un but de temps en temps…
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j’ai mal en toi. ça ne m’empêche pas de jouir mais j’ai mal
en toi
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mille ans plus tard, tu m’as souri. ceux-là depuis des lustres ne savaient plus leur langue
on jouissait sans trop savoir comment – un peu par hasard je suppose; et parce que ce genre d’évènement finit toujours par se produire, d’une façon ou d’une autre
il était telle ou telle heure, tel ou tel jour. d’après la couleur du fleuve, je penserais plutôt à l’hiver…
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