déboisement d’un arbre

  ce qui n’allait pas bien mourrait bientôt. on se rassure comme on peut évidemment, on se rassure même pas du tout. dieu seul est dieu – et quelque chose d’autre en plus, quelque chose de moins en plus. dieu seul en dieu.

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  je suis si triste – triste comme un cheval de bois. tu crois que quelque chose a de l’importance mais tu crèves avant tout le monde. jusqu’à la fin des temps cependant, et autant que dure le temps tu marcheras, tu marcheras le col tendu, la foi ardente ou à peu près.

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  on ne parlera de personne. on ne dira bonjour à personne. « bonjour! » clame la boulangère, et on ne répond pas. on jette la boussole par la vitre et on passe la troisième, comme si la vie éternelle était inscrite au code de la route…

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  j’ai toujours marché. marché et maintenant je ne marche plus. répugnant à aller quelque part je me suis seulement promené. répugnant à demeurer je me suis seulement reposé. une fois je te noyais, tout au fond je te massais.

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  vivre filtre. aimer filtre. jouir filtre. l’esprit de l’épuisette. mais on va y arriver tu verras on va y arriver. un ciel bien dégagé, des yeux vraiment vides, on va y arriver: nulle part enfin, enfin et à l’infini…

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  des champignons de supermarché. la vie elle-même réduite à un concept. les ailes me manquent, chauves. je pourrais mettre ça en vers mais je n’atteindrais toujours pas.

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  tout ce qui m’échappe me fait jouir. jouir m’échappe. j’en ai marre de jouir – je veux mourir en moi, seul enfin me résorber. peut-être que ça me procurera des points-bonus…

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  c’est si lumineux tout à coup, si lumineux que je me demande quelle connerie j’ai encore faite. rien, aucune: mourir libère de tout.

déboisement d'un arbre

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