des nuits plus froides

  lorsqu’ils s’aperçurent que l’étoile du matin était aussi celle du soir, ils firent un bond de joie

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  surtout l’homme qui roulait à ses côtés, et dont elle aurait très bien pu éprouver physiquement le contact – un contact

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  ils ont mis leurs deux pieds dans le même sabot. du coup ils ne pouvaient pas danser. et pour faire l’amour ils durent recourir à leurs mains

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  un chien viendra. il te mordra. ou bien s’allongera gentiment près de toi, la tête reposant sur ses pattes. « cela dépend du chien » tu me diras – mais je ne t’écouterai déjà plus

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  porter une vague sur l’épaule déstabilise la personnalité et confère une démarche pour le moins insolite. mais le fait même que rien ne soit certain n’est pas vraiment certain

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  elle aimait l’après-midi venir s’asseoir sur l’herbe. elle imaginait des choses – par exemple comment laver le sexe d’un homme après emploi en tirant sur le prépuce afin de dégager, décalotter, retrousser le gland. en même temps elle regardait des gosses jouer au foot – l’un d’entre eux courant en marge de l’action réclamait sans arrêt le ballon, mais personne jamais ne lui faisait de passe

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  je suis un peu écœuré. prendre conscience de ma réalité évidemment me rassérénerait, or je me dis qu’avant tout, ce dont j’ai besoin, c’est de ne pas m’y fier

des nuits plus froides

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