je m’assiérai là, et je n’en bougerai plus
d’ici à la résurrection finale, je n’en décollerai pas
l’éternité d’ailleurs ne sera pas de trop – y a t-il autre moyen de forcer le destin?
.
quelques portes s’embrasent
aucune raison d’ailleurs, aucune raison vraiment: quelques portes s’embrasent
et c’est l’air qu’on respire…
.
les hommes, privés de banc, de rouge et d’incompris
meurent en œils ronds
sur la grève des tristes
jusqu’à la lie et retour, ils auront bu
chacun de l’autre
les larmes, les déjections
.
dormir, dormir ailleurs – dans l’escalier d’un parking souterrain par exemple,
le temps d’entre deux rondes, amer et sec, deux rondes policières
sous la pluie que le chemin navigue, je tangue – le chemin prend la pluie
dormir, enfin dormir, dormir quelque part…

Laisser un commentaire