nous ne nous endormirons plus sur le même talon. il flotte à travers moi
quand je me réveillai, un paysage semblable
remplaçait ce paysage, alors
alors j’ai fait comme toujours, aspiré par le vide en queue de chaque pensée…
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comment se supporter soi-même, et quelle horreur que de se supporter quand tout un soleil levant
piétine l’horizon, attendant qu’on écarte les jambes et le ponde en substance, en essence, voire en inconnaissance de cause
on s’y brûlerait comme des mouches en se répétant à l’oreille et à l’infini ce mantra défectueux:
faut bien vivre sa mort, non?
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qui désespère aura un bonbon
les nuages s’amoncellent, j’ai perdu tout accent, je vais bientôt retrouver la maison au bord du vide
et s’il faut choisir entre fenêtre ou volet, je te pisserai dedans, tout simplement
– c’est si facile d’être heureux quand ça ne sert plus à rien…
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ici ne sert que d’appui à ailleurs, la bête libre, l’aile écarquillée
je t’ai sucé la chatte toute la nuit, et ne reste en mon âme que le goût d’un regret, d’un hébétement face au fait d’exister, mais d’exister vraiment
le néant source pure. seul un être en y tombant parvient-il à le ressusciter, soufflant la bulle d’un zéro à l’oreille noire du silence
– disons que ça fait partie de l’errance…
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