dormez-vous dormez-vous, et la pluie ne faisait rien: elle tombait simplement
simplement dis-je, elle mouillait les choses
alors je me réfugiai sous les néons criards d’un quelconque fastfood – un asiatique aux cheveux longs secouait perkinsoniquement la tête, les yeux vidés
sans se douter probablement qu’il était déjà mort
.
prête-moi ton nom – ta mort est un symbole
je suis là aime-moi, ou aime-moi quand même
j’ai brodé sur l’air une danse de toi, mais tu n’y étais pas
on a du t’arracher une dent de sagesse, et le sexe restait en vase clos, poisson-dort
.
des fois c’est loin. des fois c’est très loin. des fois c’est si loin qu’il faut se retourner les poches pour se présenter à peu près correctement et dans le bon accent au guichet central
de la gare de florenc
. je suis prêt à mourir, à m’enfuir, m’endormir si loin du but, la tête appuyée contre la vitre…
.
on aurait pu me dire allez vas-t’en, vas-t’en, oui mais on ne m’a rien dit
enlacé au radiateur, du sable froid entre les orteils, je me suis laissé faire
un jour je me suis tué – tout le temps à saigné; je veux dire j’ai perdu tout mon temps
ma bouche en guise de baisers émettait des points de suspension…

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