faux signalement

  les failles sur lesquelles je repose, sur lesquelles j’ai fondé le songe de moi-même, sont des sexes brûlants 

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  être fait un cercle, polaire bipolaire, qu’un simple tigre en peluche traverse comme ça, coup de patte égratignant le vide, coup de fouet dans le sang: je bande

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  cette façon de flotter juste au-dessous de la surface, de se tenir en apesanteur sur l’abîme comme au-dessus d’un ciel renversé, cette façon de planer, de survoler sa chute en cercles obsessifs, de remuer fragilement les cendres
  dans le cendrier… 

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  on ne mérite pas d’être: on en abuse.
  aujourd’hui je ne fais rien, je respire gratos et peut-être m’enivre, rien que pour m’enivrer
  la mort et ce qui en déborde se répandent devant, se répandent dedans – on pourrait presque parler de grâce si cela servait à quoi que ce soit
  par bonheur, cela ne sert à rien

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  slalomer entre les certitudes, tumeurs de l’esprit, se jeter par la première fenêtre venue, la première fenêtre à s’ouvrir côté cour tu prends tes jambes à ton coup, côté rue tu allumes une clope, aspirant profondément une fois encore, ultime fois,
  la douce amertume de vivre…

faux signalement

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