impitoyablement humain

  le chien se lève. c’est quelque chose de mystique. et ça se passe à l’est
  il faut crever le chien avant qu’il ne nous bondisse dessus, l’œil dément, le sexe luisant
  il faut crever le chien. c’est quelque chose de mystique. même si ça pue horriblement
  il y a quelque chose d’impitoyablement humain dans ce refrain

  .

  j’ai mis ma tête de loup, j’ai mis ma tête de fou
          qui scrute
          avec des yeux de l’au-delà
          la pitié d’ici-bas.
  j’ai mis ma tête de loup, de loup sans pitié, sans méchanceté, sans amour non plus
  j’ai mis ma tête de loup, je l’ai fourrée entre tes cuisses, et j’ai léché
  sachant bien qu’à la fin ta mort serait la mienne,
  ton âme à quelques grammes près

  .

  ce n’est qu’un arbre mort
  ou si je suis l’arbre mort, ce n’est que le ciel gris au travers et par-delà l’arbre mort
  les filles ne pleurent plus, elles s’en foutent, le doigt rivé où ça les brûle (je l’ai vu, de mes propres yeux vu!)
  ce n’est qu’un arbre mort, précises-tu tout à fait inutilement,
  le vertige d’un ciel gris, un ciel gris sans orgasme

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