mon âne me ramène au bercail ivre-mort sur son dos
tout se passe bien finalement: ça aurait pu être le contraire après tout…
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la joie d’un homme n’en finit pas. il en rit, il en rit, même après sa mort il en rit
en attendant il trime, et il en chie
d’un façon rudement bizarre…
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parfois j’ai froid, parfois c’est la java – un peu triste peut-être, mais la java quand même
qu’est-ce que ça peut te foutre à toi au fond, toi qui partout me suis…
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les fils électriques au fond de ma fenêtre ne servent qu’une fois l’an, à l’automne, pour le rassemblement des hirondelles
mais y avait pas d’hirondelles cette année, et ce sans explication
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il ne me parle pas à moi mais à lui-même, il fait juste de la littérature. il n’aime que son amour pour moi et ne me voit même pas – se dit-elle en me claquant la porte aux dents
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c’est pas gai quand il pleut, on a l’impression de vivre trop longtemps
alors on fume une cigarette, pour passer le temps…
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mon premier amour s’appelait zoti-zéro-seven, elle ouvrait à peine la bouche quand elle embrassait et je suçais l’émail. elle n’admettait tout simplement pas qu’elle trouvât ça dégueulasse
mais je dis ça comme ça – au fond je ne lui en veut pas…
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seul réel la douleur, ou le sentiment de notre propre néant – il tourne en rond et ne sait pas, il gerbe penché par dessus le garde-fou du ferry-boat
oui, du ferry-boat…
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demain il fera jour et je m’en fous
cela ne me rassure pas plus que ça
l’être n’est jamais plus l’être que lorsqu’il cède, lorsque se déchire le masque, ou qu’il soulève un pan
de sa méshistoire…

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