jouer à l’avion, à la sainte famine, aux regards froncés
d’anges emmitouflés dans leur linceul d’ennui gueuler, gesticuler
sans voix sans bras, siroter d’un dé à coudre la lie
d’un vin qui ne saoule guère…
.
plus qu’une ligne, à fuir à s’ouvrir la main plus qu’une gare
sur la carte déserte
et qui n’existe pas, ou que rien ne dessert où fuir, où fuir en quel sens du cercle
troué de vivre
et de descendre
.
quelqu’un est là, ou du moins quelqu’un a t-il été là,
las de prêter ses yeux aux détails de mon absence, de fouiller dans le noir d’une bouche à tâtons,
d’une bouche à l’adresse écornée…
.
j’avais un nom
un nom inscrit au front, au fronton les armoiries
d’un visage en queue de foule ou le souci déjà
d’un amour fol
mais manque de bol…
.
que me porte ou me déporte
l’envie d’en rire, de me pendre parfois
au cou d’un autre code, d’un repos suranné sans doute
à la poutre d’un secours et se taire où me porte, me déporte…
.
une chapelle sous chaque bras, l’effort constant
d’errer sans y paraître peut-être, ou ces roses en ma mémoire
tombées des nues
et rassagies…
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