un autre jour y avait personne, y avait personne à la fontaine aux innocents
j’étais enterré dessus déjà, enterré dessus parce qu’au-dessous y avait plus la place déjà, y avait plus la place pétard vomi
et la fille qui s’ennuie…
.
j’ai l’impression d’être les ailes alors que manque l’engin, l’ange ou le volatile qui les porte j’ai l’impression mais je me goure peut-être
de sauter pieds joints mais où – il n’y a là pas de flaque, mon amie s’est pendue
au radiateur monsieur
au radiateur madame, mon amie s’est pendue
quelqu’un l’a dépendue
.
les morts arrosent leurs morts, prient aux heures convenues, font l’amour comme un mort fait l’amour à la mort les morts se brossent nos dents, enculent nos nounours et nous accusent de tout alors que tout ce qu’on voudrait nous, c’est sortir à la lumière
.
j’aime pas, j’aime pas ta tombe tu sais, et pourtant ta tombe c’est l’espace infini
j’aime pas ma tombe non plus, j’ai besoin d’infini, je me sens à l’étroit comment dire, il n’y a rien à espérer ni d’ici ni d’ailleurs
j’arrive juste pas à comprendre cet amour au fond de moi, dont rien ne vient à bout, que rien ne peut crever
sauf un stylo qui fuit…
.
sévissait la sécheresse. alors j’ai dansé, moi qui ne danse pas
à la base il n’y avait rien du tout, et au sommet non plus il n’y avait rien du tout
alors on est allé se baigner, faisant comme si on avait un corps, comme si on avait une soif et tout ce qu’il fallait pour étancher cette soif
en fait, on a essuyé des cailloux…
.
dormir debout, comment tu comprends ça toi dormir debout, et même dormir assis, mourir vivant et pourquoi pas te dire chanter sans voix, sans voix tout au fond du bois….
Laisser un commentaire