la pluie en un seul trait

  nul doute, on est vraiment soi-même: en témoigne le reflet sur la vitre me présentant l’image de qui n’existe pas, ou pas très bien en tout cas…

  une douleur au coude maintenant. je tends le bras, l’étire: nulle alouette ne s’échappe de ma paume.  je replie le bras, le ramène à moi: nulle vague ne meurt, ni même ne gémit

  plus loin ne rien trouver – des tessons de bouteille, des débris de pensée, passer outre quand même

  on aurait pu rester longtemps comme ça, musardant au soleil – ça n’aurait pas coûté grand chose et on aurait dit oui, ou du moins quelque chose qui s’en approcherait…

  en fin de compte toute ressemblance relève de la plus pure coïncidence.  et puis je n’ai jamais connu de Marie – j’avais l’esprit ailleurs sans doute…

la pluie en un seul trait

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