le bruit de la mer quand la mer se retire
le bruit tout intérieur, le bruit sans son
de la mer toute intérieure quand le son
s’en retire…
je n’sais pas
je n’sais pas je n’pleure pas
j’ai juste envie de brouter l’herbe
sous ton pas
étincelles, mais feu ne prennent
étincelles, d’un silence chahuté
caillou contre caillou, d’âme morte n’éveille…
côté pile l’être comprend beaucoup plus que sa présence
côté face l’être comme éclos de sa présence
l’être totalement révélé se confond à sa présence
je lui offre un bonbon
ce qui reste d’amour après l’orgasme
la part du désir que la satisfaction ne peut combler, dont elle ne viendra pas à bout
le bâton de réglisse que l’on ne peut s’empêcher de mordiller
alors même qu’on n’aime pas la réglisse
s’il suffisait de l’obole d’un baiser versée au front du cerbère de service pour lui fermer les yeux
et glisser au-delà…
rendre son âme…
chaque jour rend son âme
– d’une bonté qui s’ignore, nous offrons notre néant
au néant qui s’ignore

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