sois tous les yeux d’un animal: grands, violents, lumineux…
mon ombre phosphorescente – pas la peine d’en faire un miracle
et d’abord cet hiver, cet hiver intérieur
qui gagne du terrain…
pas de concombre en décembre, non, pas de concombre
du chou, du chou, rien que du chou
et toujours pas de neige non plus, pas un flocon
aurons-nous jamais assez pitié l’un de l’autre?
il aurait simplement fallu que les choses fussent exactement ce qu’elles sont
il pleut partout
mais sous l’béton
on est bien
presque mais non
la mort est un homme mort
et de crever les yeux en moi qui te regardent…
quand on les rouvre on s’aperçoit tout bonnement qu’il n’est plus l’heure, que la bouche a coulé
ce ciel est un homme mort, mais pas suffisamment
puisqu’il est mort je vous dit, puisqu’il est mort, ou presque
c’est rien, c’est juste un bloc de sable
qui fuit un peu sur les bords
et si j’avais jamais et si jamais j’avais été
un homme mort?
bon, et qu’est-ce qu’on fout maintenant?

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