l’érotisme de l’appareil dentaire

  je me lève la nuit et je te cherche au moins jusqu’à la cuvette des chiottes. rien n’existe dans l’univers – l’existence seulement mais ça compte pas. la rougeole, la rubéole, tout ça on a passé. sans souvenir aucun, affronte l’absence infinie de ce présent.

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  ça fait tellement du bien tu peux pas savoir de ne rien espérer enfin. tellement du bien que tout ne soit dorénavant traduisible qu’en rêve, fiction et furtive fréquentation. tellement du bien d’avoir hurlé à la naissance, une fois pour toutes, et pour toujours.

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  je suis trop vieux déjà – quel éclair pour me foudroyer? l’obscénité de durer, de se refuser à l’éternité, là, maintenant, matrice destructrice avec ses gros câlins, émasculations sans anesthésie, et autres mirages à jeun…

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  j’avais j’avais, peur de toi tu sais. il n’y a pas de nom à mettre sur toi. tous les noms te vont: marie-les-cent-visages, ou la-marie-sans-nom. un jour je t’ai crevé un œil. il a repoussé aussitôt dans la mien.

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