dans la danse endiablée de Zalongo je n’ai voulu rentrer. des ailes n’ont poussé, les bêtes se sont terrées – engendrant ma propre mort je me suis égarée. les bêtes se sont terrées
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la valise prête, la destination incertaine – je crois que je vais rester là, attendant que mort se passe…
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une huître parmi nous. une façon de nourrir son angoisse, de répondre présent à tous les jours absents. c’est finalement mourir de ne rien révéler…
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je marche pieds nus dans la maison. de grandes enjambées sur de petits pavés, me dis-je. les miennes ont chanté leur chanson, me dis-je. il faudra bien rentrer chez soi, me dis-je encore
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chien sans maître, bras échappé à sa montre, petit soleil crachant quand les autres sont morts. je suis prête maintenant, pieds ballants dans le nulle part, le beau nulle part d’ailleurs…
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on pourrait peut-être manger, les crevettes les fœtus, tous les enfants gâtés. on dirait qu’on s’aime même si on ne le pense pas. en fin de nuit on se retrouverait seul face à la face de rien pour une soupe à la fois
résurrectrice et suicidaire…

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