ils ne se sont pas tous agrippés à ma barbe: certains se sont laissés couler, par les fonds maternés. d’autres se concentrèrent en hortensias bleus contre les murs d’église…
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la mort n’est pas la mort mais souvent ça s’en rapproche
à l’est. la mort enlève son slip. j’ai psalmodié dans la langue des trépassés, ça n’a pas marché non plus…
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le sommeil se répand, serpent. chaque nuit j’ai la vie sauve
tu m’entends mais tu ne m’entends pas, grésil-tympan. chaque vie j’ai la nuit chauve
– détrompe-moi
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pour sauver la personne il faut au moins briser l’image que celle-ci se fait d’elle-même: frapper au tibia et démonter la rotule quand elle se protège le visage et quand elle craint en bas lui défoncer la gueule
alors, également rompus, nulle haine ne nous séparera plus, nulle amour ne nous confondra non plus: nous serons le singe commun, l’horizon rétabli – les règles abondantes…
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je parle évidemment de ceux qui préfèrent l’idée à la réalité, l’idée de l’idée à celle de la réalité, et la réalité de l’idée n’y tenait guère, n’y tenant plus, se roulait dans la merde
j’ai bien aimé tes joues en feu ce soir, tes nattes tendrement obscènes. demain je penserai à toi, demain
– mais là je coule
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je ne suis que mon propre au-delà, alors qu’aurais-je besoin d’ailleurs?
j’ai mangé dans ta paume brûlante le marron glacé du plaisir. si je retournais chez moi maintenant on m’y étriperait – on me dirait vas t’en, au-delà, αντε φοβου τους δαναους. et la mer s’étendrait, à jamais incompréhensible…
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