petit jésus en marcel, flottant
au-dessus de l’espace, cinglant.
les chiens ne font plus les fous, assis là sous la croix, jappant
recueillant quelques miettes de sang, rognures de sueur
des chiures de larmes tombées dans leur écuelle, bon dieu…
.
j’ai mis du temps, j’ai mis du temps avant, toute activité cessante,
de comprendre
et de consentir
d’ailleurs ai-je vraiment consenti, alors qu’à la première faille dans ton jeu de jonquilles tu me verrais bondir,
te sauter à la gorge
mu d’une volonté une, inébranlable, venue du fond du ciel
de dessous les airelles
de l’odeur d’tes aisselles…
.
non je ne pense pas, je ne pense pas te dis-je: je pue
je pue toute ma fierté d’enfant, tout mon orgueil d’homme – et les humiliations…
quelques gouttes
on dirait qu’il tombe quelques gouttes…
.
sur l’homme règne l’idée, et sur son lopin de boue ou de caillasse: l’homme
enfin… chacun prend son bâton et se trace un destin dans la poussière coincée entre ses orteils on respire
on respire
on respire et le souffle s’use pas
.
je ne m’attendais pas
je ne m’attendais à rien en fait
ni au sourire en coin, ni au poil à gratter dans les chaussettes
alors pour ce qui est de l’averse tendue, de tes seins perçant à travers les brumes d’un arrière-sommeil…
– rien à faire, je n’ai jamais rien eu à faire je me jette
sous la première brise venue…

Laisser un commentaire