marie-béquille

  une envie brutale – d’être, de respirer, envers et contre tout. de dire je, le poing sur la table de verre, marie de fragile lumière. de caresser d’une supplique
  mon néant d’outremer.

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  l’esprit uni, concentré mais non centré, l’esprit chaud et dételé, je pars. en fumée je pars, en futiles circonvolutions je pars, en arménie, en temps et en heure je pars. l’esprit uni et le jour J, le point G du jour J.

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  l’émotion vient d’avant, de longtemps bien avant. l’émotion vient du sol-sac, du sol pourri. je cherche la racine de mélancolie pour sucer la racine de mélancolie – réglisse, viorne, bâton de vive mort, pouce qu’on endort, l’émotion vient d’en-dedans, en-dedans de l’au-delà, marie couteau.

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  il n’y a plus rien désormais entre moi et toi que la mort, cette vaste étendue de sable blanc, blanc comme un mort. il n’y a plus rien désormais entre moi et toi que tout ce que je ne suis pas, avec un ballon peut-être, rescapé de toute épine, de toute maladie, et qui se pendra pas.

marie-béquille

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