nul en ce miroir

  moi qui traçais dans l’air nul les courbes tronquées de la désobéissance, je découvre des formes inédites d’obédience: elles fument pensivement à vide

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  à cheval sur un voyage hors destination et à l’abri des rencontres d’inconsistance, me manquent les ailes je sais mais ça n’a pas d’importance: ici ne vient de rien

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  le temps à bout de bras, on se permet même quelques flexions – alors que de retour chez soi nous prend, vague en vase clos, la nostalgie des murs…

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  peut-être patienter plus longtemps, que le pépin se nettoie du raisin, et qu’un jour à tes lèvres, le vin n’en soit que l’idée pure

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  tu ne me croirais pas. tu ne me croirais pas capable de tant de douceur – et pourtant, j’existe. dans la vanity fair j’existe. en paysage désolé j’existe. au bout de tant et à un pas de soi, j’existe…

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