si Il, ou Elle, est morte, pourquoi moi ne mourrais-je pas?
sors de nous, sors de nos consciences – que nos consciences, fluides, ne s’amarrent à rien
tout ça c’est pour rien. c’est la tête d’Attila arrimée sur le rail omnibus
et tu craches sur le bout…
le salut ne sauve de rien. on entend
par chaque pore de mon corps
hurler l’exil
je crois n’être ici que pour sauver un être – un seul- de moi-même, et de mon désir exterminateur
j’ignorerai demain, que faire, où aller, qu’être
à main nue, je retirerai de l’essaim
la seule guêpe endormie…
il y aurait cette boite à bonbons
tu serais l’un des bonbons
j’en prendrais un au hasard
je ne veux pas te dégoûter de vivre, mais juste récupérer un doigt, pour dessiner sur la vitre embuée
un soleil
qui n’existe pas
je m’éparpille, et chacun retrouve sa nature propre
– ne reste là que ce qui n’y vint jamais
un jour, alors que j’aurai perdu tout courage, toute gloire et dignité, je m’abandonnerai enfin
au bonheur
il faut encore perdre son âme – même ça.
passe un cycliste sur la plage…

Laisser un commentaire