pluies éparses

  je l’ai soulevée de terre et je l’ai assise là sur une chaise en face de moi
  mais pas sur mes genoux. elle n’était pas assise sur mes genoux, en robe de telle ou telle matière, de telle ou telle couleur
  sur mes genoux à dada ne riait
  que le vide en question, le néant en suspens

  .

  d’un homme mort en fait la seule chose qui dépasse c’est la croix,
  fine ciselure de vent, et plus solide qu’un souvenir pourtant
       je ne suis qu milieu de rien
 
parfois j’allume un aube à ta tempe, parfois j’en caresse l’idée
mais jamais  ne parviens là où sana mot dire tu t’effleures d’un geste simplement distrait
  je ne serai dupe d’un silence, ni de deux

  .

  qu’il fait bon, vivre pour rien
  peut-être parce que c’est dimanche
  peut-être parce que c’est lundi
  à moins tout simplement que rien n’intercepte ma trajectoire spontanée vers le néant
  auquel finalement je ne m’identifie pas plus qu’à autre chose…

pluies éparses

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