l’homme s’assit en cercle, en cercles il s’assit
loin au-dessus passaient les avions, en ralenti éjaculatoire
plus haut encore un aboiement de chien transperçait le néant – nul chien cependant
de la fumée s’élevait de quelque part, de la cendre retombait juste au-dessous
l’homme rappela à lui les cercles – assis, debout, couché, ce serait la même chose désormais
car il ne comptait plus
.
avec des bouts de phrase on fera bien un pétard d’orage – peut-être pas un poème mais quelque chose au moins qui ressemblerait étrangement
à maintenant
.
ce que nous cheminions! ce que nous cheminions! et que parfois nous chavirions, moules à ce bateau-banc bien ancré dans un sol qui certes s’ébroue de temps en temps, mais qui – reconnaissons-le – retombe toujours sur ses pattes
.
l’éternité ne fait pas d’ombre. alors je sors mon ombrelle, mon éventail et mon paquet de clopes
j’attends que quelqu’un passe pour lui demander du feu mais c’est toujours elle qui passe
et qui repasse
sans feu devant, sans feu derrière, cependant toute mèche, cependant toute pêche, et les doigts lactés,
les doigts léchés…
.
la structure délabrée tu tombes dans mes bras, ce vide écarquillé
sur la pente des peaux je m’en vais à tâtons, ivre des première fonctions.
depuis combien de temps, dis, nos ombres s’agitent-elles à la surface brisée
et l’écume fond-elle à nos lèvres brûlées
– hein?

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