pas un souffle, pas un dolmen – un chant si simple berce cet univers non-prémédité, lequel s’effondrerait si je fermais les yeux
rien qu’un instant.
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admettons que je sois la voix du paysage. admettons que le paysage s’abîme en la pensée de soi. admettons que je vive encore quelques années. admettons que je sois mort depuis quelques années
– qui fit bouillir de l’eau?
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qui raye l’eau sur le disque? épuisante condition humaine, il va falloir recommencer – recommencer à sautiller sous les lampions, à bourgeonner du cul, à réduire les nageurs en cendres, les carpes au silence
et le silence à soi, petit silence à soi.
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je ne suis pas prêt. je ne suis prêt à rien, tout m’est fatal. un petit œuf pondu. un œuf de quoi on n’en sait rien – la mort entre autres sert à nous révéler ces choses-là. un petit œuf tondu – non la mort ne sert à rien
la mort de quoi on n’en sait rien.
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je ne pensais à rien; rien ne me pensait vraiment. pauvre tuile, quelques fleurs au balcon, le cœur irrémédiablement vide. la mer remuait encore en tout ce qui bougeait, ou même respirait
en ce qui reposait.
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