à partir d’une certaine heure je n’ai plus le choix, je m’enlise
serait-ce pour conjurer le vide, compenser la vie volée, caresser la tête du chien mort dans mon lit
à partir d’une certaine heure, j’aime pour du beurre…
on mourra de tout ça, on se dira tiens là, sur la photo c’était moi
on n’arrivera pas à la cheville du plus con de nos rêves
on se soutiendra pas on se laissera tomber, on cherchera vainement à se souvenir du nom les uns des autres, on s’oubliera
on prétendra être des héros par la racine, et puis on tombera…
les hommes en ont marre
les femmes aussi, elles en ont marre
alors des fois ils s’échappent, se retrouvent en des lieux écartés, dans des cages d’escalier, aux cafés d’un autre quartier
ils se touchent du sexe
les premiers partis ne sont pas encore arrivés
ceux qui suivirent attendront sans finir
on t’appellera par ton nom et toi seul t’en étonnera
on ne t’appellera pas et tu mourras quand même
la bouche des morts mord dans le vide, elle tète le vide
j’ai entendu dire que tu avais déménagé au moins quinze fois déjà
personnellement je ne possède rien, et le cherche encore
j’ai toujours peur que tu me glisses des mains mais tu ne glisses de rien
: t’es juste du temps qui passe…
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