il est plus difficile de tomber quand on reste assis. allongé s’envole mieux mais le regard alors ne croise plus le fer
de son désolement sur le mur d’en face, le rideau de fer d’un horizon sans souffle ou la boue molle d’un sillon, assis
meurt mieux, et met longtemps. longtemps…
.
tendu vers le haut
tendu vers le haut, stressé vers le bas, j’avance
aux trois quarts ivre, j’avance
aux trois quarts mort, aux trois quarts ivre-mort, j’avance
le dernier quart n’avance pas, le dernier quart fait le planton:
le dernier quart s’en va
.
je remonte à la surface de moi-même, inspire une large brassée d’air
et replonge.
toutes les trois minutes je replonge, je reprends place à la table
des excommunications
– rien n’a bougé: au menu la même infinité piteuse et incrédule, le même corps à la dérive se traînant dans la bouillasse, la même impossibilité d’être, structurelle, famélique
la même faim
.
phraséologie d’un nuage comme c’est joli – tout semble si joli ici n’est-ce pas:
la flaque de soleil sur la table rouge de mon ennui, qui glisse et puis s’efface, s’évapore et repasse,
le ciel au bord des larmes, l’homme noyé entre ses paumes – tout se pare d’une irrésistible et délectable joliesse
gerber son âme sera le fruit de tant d’ivresse vraiment comme c’est charmant, la phraséologie d’un nuage…
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