vas-y, tu peux dire n’importe quoi de toute façon ça ne porte plus
à conséquence, c’est comme une paume ridée ouverte, dessine-moi un mouton ou bien encore meunier tu dors, sur le côté droit agonisant contre ton blanc
bouton, t’es n’importe quoi en fait – n’importe qui te ferant trop d’honneur – tu promènes tes miches de la chambre à la cuisine, de la cuisine
à la chambre, te demandant pourquoi deux quand une seule
fenêtre suffirait
donnant sur ta valise
éventrée, ruisselante
de momies en détresse…
.
être une âme suppose un acte d’une extrême violence, une négation meurtrière, un poème hurlevent,
le caca blanc d’un pélican…
que l’on puisse percevoir la voix d’un homme mort, que la voix d’un homme puisse d’une quelconque manière survivre à cet homme
nous exclut définitivement de l’éden
dont le parfum nous obsède dès lors, dès avant même d’avoir ouvert les yeux, dès que dieu en somme nous quitta
pour hanter nos caveaux, branler nos aïeuls, brûler nos arrière-pensées et
piquer de gousses d’ail les oreilles des martyres…
.
je n’ai qu’une fusion – elle a du m’échapper
depuis mon dernier souffle et ce jusqu’au dernier je dois avoir quinze ou seize ans – c’est dire si c’est lourd à porter toute une vie
sur les épaules frêles d’un garçon qu’a perdu son ballon
et qui se retrouve tout à coup comme ça avec entre les mains une vague et encombrante
paire de couilles
et le vide des stades…
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